La vie Communale

Sur Les Pas Du Sénéchal LOUIS DE BEAUVAU-CRAON

 

 

 Pierre 1er peint à la cathédrale d'Angers 

( photo archives départementales: en cours de restauration)

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En l’église Saint-Hilaire de Sermaise en Anjou

          Pourquoi:   Suite à la découverte des litres funéraires de Louis 1er de Beauvau  († 1462) et de Jean IV de Beauvau († 1469), avec leurs tenants (f'fresques peintes aux armoiries de la famille) dans notre église, nous vous présentons l'histoire de cette illustre lignée au service de la maison d'Anjou, avec comme point de départ Pierre 1er de Beauvau, père de Louis et de Jean.    

 
Chapitre 1er
 
            Je m’appelle Pierre 1er de Beauvau, j’ai pour  armoiries quatre grands lions agressifs, dits de gueules (rouges) sur le fond argent (blanc) de mon écu. Je suis né aux alentours de 1380, alors que la guerre de Cent Ans fait rage et meurt en 1435.
        Introduit par mon père Jean III de Beauvau serviteur de la Maison d'Anjou, j’apparais vers 1400 date de ma majorité à la cour du Duc Louis II d’Anjou de la Maison de France, Roi de Jérusalem, de Naples et de Sicile.
         J’accompagne le Roi de Sicile en 1411 dans sa campagne d’Italie et participe à la bataille de San Germano. Il me fait alors capitaine de Tarente.         
         C’est  au Duc Louis II d’Anjou que je dois mon ascension.
         Il me permet de me marier avant septembre 1413 avec la Haute et Puissante Dame veuve Jehanne de Craon en m’attribuant une rente de 600 livres ainsi qu'une pension annuelle de 400 livres.
         En effet grâce à sa générosité et surtout à Yolande d'Aragon, son épouse qui, très attristée du veuvage de sa cousine Jehanne, fera tout pour qu'elle retrouve le bonheur et me prendra en affection .
         Mais ces rentes  ne suffisent pas et sur la recommandation de Yolande d'Aragon, je suis nommé en 1414 Chambellan du Duc Louis II-d'Anjou, Roi de Jérusalem, de Naples et Sicile, avec paiement de la charge.
         De plus, Yolande d'Aragon fera en sorte de me  nommer comme conseiller à la cour du Duc d'Anjou avec rente et pension.
         Cela n'est toujours pas suffisant et elle poussera son mari le Duc Louis II d'Anjou à me donner en apanage (gérance), le magnifique fief de La-Roche-sur-Yon qui me rapportera environ 1000 livres par an.   
           Ces générosités me permettront de rééquilibrer définitivement la différence de niveau de mon rang face à celui, beaucoup plus élevé, de ma future épouse.
Suite à notre mariage, Jehanne, mon épousée n’ayant pas eu d’enfants mâles de son premier lit avec le regretté Haut et Puissant Seigneur Ingelger II d’Amboise, m’a demandé d’écarteler, (diviser en quart), mes armoiries et d’y apposer les siennes faites de losanges d’or (jaune) et de gueules (rouge), de peur qu’elles disparaissent à jamais.
De cette union va naître deux enfants, Louis 1er de Beauvau et Jean IV de Beauvau, (nous en reparlerons plus loin ).
En 1416 je participe à la défaite française devant Harfleur.
La même année, toujours poussé à des fins politiques par Yolande d'Aragon, je suis nommé précepteur et conseiller du Dauphin Charles de France, le futur Roi Charles VII, alors âgé de 13 ans avec la mission "comme noble et sage seigneur de devoir nourrir et instruire en sciences , en moeurs (l'Amour Courtois) le jeune Dauphin Charles".
Début 1417, je suis nommé Chambellan du Dauphin Charles et perçois 500 écus d'or par an pour cette charge.
        Le 27 avril 1417, je suis parmi les principaux témoins et exécuteurs testamentaires du Duc Louis II d’Anjou, Roi de Jérusalem, de Naples et  Sicile qui se prépare à remettre son âme à Dieu.
 
         Le tombeau de Louis II d’Anjou est peint dans la cathédrale d’Angers et j’y suis aussi(*1), représenté à ses cotés revêtu de mon armure(*2)  sur le mur derrière les stalles des abbés, un genou en terre portant, ô honneur suprême, la bannière du Roi : Anjou et Jérusalem.
         *1: (encore parfaitement visible aujourd’hui dans la galerie de service large de 1m qui sépare les boiseries du mur).
         *2: (l'artiste pour donner relief et brillance à mon armure y a apposé de fines lamelles d'étain sur toute sa surface). 
        Je n’y suis pas seul, mon frère cadet Bertrand de Beauvau mort en 1474 porte sur son épaule l’épée du Duc. Nous sommes les deux seuls chevaliers à avoir été peints dans la cathédrale d'Angers.
 
        Puis je sers le règne de Louis III d’Anjou mort de la malaria en 1434 à Cosenza en Calabre. Je serai là encore son témoin et exécuteur testamentaire.
        Toujours engagé dans les combats contre l'Anglois, je commande cinq cents hommes d'armes, quatre cents arbalétriers et brigandiers soit au total 900 hommes de guerre sous ma bannière et celle du Roi.
        En 1418 je serai hélas à l'origine de la défaite de Villaine-la-Juhel, faute vite rachetée par la prise du château d'Azay-sur-Indre contre le seigneur Jean Guenet écuyer de Grézillé.
        Déjà condamné à mort pour haute trahison et félonie il sera exécuté au nom du Roi, par ordre du Dauphin sous mon commandement.
        Mai 1418, Paris est occupé par les Bourguignons avec à leur tête le Duc de Bourgogne Jean Sans Peur. Face à cette menace je décide d'évacuer, avec l'aide du prévôt de Paris Tanguy du Chastel, le futur Roi Charles VII vers Meulun.
        Je participe en 1419 à la tentative de réconciliation  du Duc Jean Sans Peur et du Dauphin Charles à Montereau. Je serai hélas témoin de l'assassinat du Duc de Bourgogne.
         En 1422 je suis nommé Capitaine de la place d'Angers et gouverneur du château. 
        En 1423 je participe à la bataille de la Brossinière et puis à celle de la Gravelle.
        Noël 1424 est une bien triste date. En effet ma tendre et très aimée épouse Jehanne de Craon s'apprête à mettre au monde notre deuxième fils Jean.
       Mais voilà l'accouchement se présente mal et Jehanne va remettre son âme à Dieu. Dans les douleurs, Jehanne faisant preuve d'un immense courage demande à avoir une césarienne afin que l'on puisse sauver l'enfant. Jean est sauf, mais Jehanne a fermé  à mon grand désespoir définitivement ses yeux le 26 décembre 1424.
        Je participe avec René, frère de Louis III d'Anjou, (futur Roi René 1er d'Anjou dit "Le Bon ") aux côtés du Roi de France et de Jeanne d'Arc à leur entrée triomphale dans les villes de Laon, Soissons, Provins, Coulommiers, et Compiègne.
        Je serai même présent aux côtés de Jeanne d'Arc et ses fidèles lieutenants, La Hire et Gilles de Rays (le terrible Barbe Bleue, bien connu de notre région) le 17 juillet 1429 à Reims pour assister au sacre du Roi Charles VII.         
     Je prends part avec René d'Anjou aux côtés de Jeanne d'Arc à la bataille de Montépilloy près de Senlis. 
        Cette même année je pars avec le Duc d'Anjou en Italie....
 
 
 
Chers amis, à suivre...